
Derrière une apparente stabilité, les prix cachent une polarisation extrême.
Terres agricoles :
- Une érosion réelle À 6 059 €/ha (+0,3%), la hausse est inférieure à l’inflation.
- Les écarts se creusent : comptez 14 884 €/ha en PACA contre seulement 2 907 €/ha en Bourgogne Franche-Comté.
Vignes :
- Le grand écart absolu : le rapport entre les extrêmes !
- La Champagne (1 M€/ha) et la Côte-d’Or flambent, tandis que le Languedoc et le Sud-Ouest entrent en crise structurelle (17 000 €/ha hors AOP).
Forêts :
- Progression modérée : le prix médian grimpe à 4 936 €/ha (+1,9%).
- Les Hauts-de-France restent les plus chers (8 853 €/ha) face à la Nouvelle Aquitaine (3 684 €/ha).
L'anomalie française :
- Avec ~6 400 €/ha, la terre agricole française est parmi la moins chère d’Europe occidentale.
- C’est 10 fois moins cher qu’aux Pays-Bas (61 227 €/ha).
Merci à la régulation de la SAFER qui maintient ce bouclier unique.
Le constat ?
Raisonner sur des moyennes nationales n'a plus aucun sens. L’analyse du foncier est devenue ultra locale.