
La loi SRU impose depuis plus de deux décennies des objectifs de logements sociaux aux communes, accompagnés de sanctions financières de plus en plus importantes lorsque les quotas fixés par l’État ne sont pas atteints.
Or, chaque territoire possède ses propres contraintes et ses propres équilibres : rareté du foncier disponible, réseaux et infrastructures déjà sous tension, circulation difficile, capacité d’accueil des écoles limitée ou encore nécessité de préserver l’identité urbaine et patrimoniale des communes.
Ces réalités concrètes sont connues avant tout par les élus locaux, qui vivent et gèrent leur territoire au quotidien.
Il apparaît donc nécessaire de défendre une approche plus pragmatique et davantage fondée sur la liberté locale :
- Permettre aux maires de retrouver une réelle capacité de décision en matière d’aménagement ;
- Adapter les objectifs de construction aux spécificités de chaque commune ;
- Mettre un terme aux pénalités automatiques appliquées indistinctement ;
- Encourager l’accession à la propriété ;
- Préserver l’équilibre de vie et l’identité des villes et villages.
Au-delà de ces enjeux, les communes doivent également retrouver une place centrale dans l’attribution des logements sociaux.
Les élus locaux, parce qu’ils connaissent les besoins de leur population, les réalités des quartiers et les équilibres à maintenir, doivent pouvoir être davantage associés aux décisions et donner la priorité aux habitants de la commune.
Il est aussi essentiel de demander davantage d’engagement et de responsabilité aux bailleurs sociaux, comme Grand Delta Habitat :
* une transparence renforcée dans les procédures d’attribution ;
* une concertation plus étroite avec les municipalités ;
* une gestion et un entretien plus exigeants des résidences ;
* une intervention plus rapide face aux incivilités et aux troubles du voisinage.
Le logement social doit demeurer un levier de solidarité et de cohésion territoriale.
Il ne peut être réduit à une politique uniforme décidée à distance, sans considération suffisante pour les réalités locales et les attentes des habitants.
l est temps de redonner aux communes une véritable capacité d’action afin qu’elles puissent construire une politique du logement adaptée à leur territoire et à leur population